Quatre saisons
Où dans le ciel l’oiseau s’envolait gazouillant
Où la fleur s’ouvrirait, que cueillerait l’enfant
Où le blé très bientôt pousserait dans les champs
Je me souviens aussi de ces beaux jours d’été
Où Hasard de la vie nous a fait rencontrer
Où quand tu m’as souri, mon coeur avait cédé
Où ton corps et le mien aimaient à s’enlacer

Je me souviens encore du triste soir d’automne
Où au hasard du vent tu rencontras cet homme
Où, partie avec lui, tu ne vis plus personne
Et plus jamais ne vint dans ma vie monotone
Je me souviens surtout cette longue nuit d’hiver
Où d’un dernier soupir, je rejoignais l’enfer
Où la glace en mon âme figea mon coeur en pierre
Et mon corps en bois dur et mes pensées en verre.