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Mercredi 31 janvier 2007 3 31 /01 /Jan /2007 14:06
Invité par un pote à assister à l'enregistrement de l'émission "La fête de la chanson française", j'ai par la suite écrit ces "quelques" lignes sur un forum privé, celui d'un autre pote, en tout cas de quelqu'un que j'apprécie beaucoup : Renaud. Séchan. Le chanteur, oui.
Les personnes citées ici sont Manu, justement le pote qui m'a invité, l'asticot et son asticouette, pote aussi sur le même forum privé et modérateur du forum officiel "rouge sang". Ceci pour situer celà.


L'enregitrement de cette émission diffusée le 27 janvier a eu lieu au Zenith de Paris, le 12 janvier.

Je recopie le texte ici, sur une intelligente suggestion de Franck ( / Tsonaqua, un autre pote sympa du forum en question) , sans ça je n'y aurais pas pensé, mais c'est lui qui a raison, sauvegardons " l'oeuvre " (lol) :

Arrivé à Montparnasse de Bordeaux et après la désormais traditionnelle
amende SNCF dans le TGV, le petit provincial que je suis débarque dans la capitale. Premier réflex psychopathe d'accro au web que je suis, je cherche immédiatement un cybercafé.

Je demande donc à un passant, c'est pas ce qui manque les passants, ils font que ça passer les gens dans Paris.

D'abord il faut savoir repérer le parisien, ou tout du moins l'habitué des lieux, ce afin de ne pas tomber sur un touriste comme soi-même, tout aussi paumé à travers ces rues qui se ressemblent toutes. Fuck Haussman.

Comment donc repérer dans cette jungle urbaine l'autochtone, le sympathique indigène qui sera capable de vous faire traverser - sans vous faire dévorer ni vous perdre - cet ignoble grouillis de rues interminables (mais pas minables, plutôt jolies même, soyons honnête).
Et bien c'est assez simple au fond : l'indigène parisien est rapide, sûr de lui, il ignore ce qui l'entoure et fonce tête baissé vers son destin ! Il sait où il va quoi ! Incroyable. Et il n'a ni bagage ni
appareil photo, et ne parle ni japonnais ni chinois. S'il sait où il va, il y a un espoir pour soi qu'il sâche aussi où vous voulez aller (alors que, ô miracle, vous-même ne le savez pas encore).



Je trouve donc un humanoïde pressé - mais courtois et même souriant - à qui demander où je puis trouver un cybercafé dans le quartier. Il me renseigne.
Facile : "première à gauche là vous voyez le magasin LG ? A
près vous prenez à droite puis... puis... puis.... blablaa... porte d'Orléans...blablabla... rue Odessa il y en a un de cybercafé."

Le principe de base pour un marcheur c'est de ne rien écouter de ce qu'ils racontent, si la distance est longue. Parcequ'inévitablement il vous indiqueront des bus et/ou le métro avec plein de correspondances, et que si vous avez décidé de traverser Paname à pingo, c'est votre droit mais ils ne le comprendraient pas.
Donc vous écoutez poliment, mais ne vous fiez qu'au doigt pointé du début de la discussion, qui seul indique la bonne direction à prendre. J'ai appliqué ça les jours suivant et ai toujours très vite trouvé mon chemin, alors que si j'avais écouté la bouche au lieu du doigt, je le serais retrouvé à partir à l'opposé de mon but, avant que de repartir dans l'autre sens par je ne sais quel moyen de transport bondé et puant, en ayant payé en plus. Paris en vrai c'est tout petit, c'est les transports en commun qui font croire que c'est grand.

Enfin, le troisième jour quand même j'ai craqué et accepté le métro pour aller de Ménilmontant à Montparnasse (c'est simple faut prendre le 2 jusqu'au terminus à Nation, puis le 6 dans l'autre sens ).


GASP ! ...

Je me dirige donc vers le fameux magasin LG, puis voyant un panneau "porte d'Orléans" le suit, me rappelant vaguement que l'autre excité avait cité ce nom, on verra bien...

Boulevard du Montparnasse. Ah. Bon déjà c'est bon signe :  je ne suis pas paumé c'est le même nom que la gare... Bizarre quand même, l'indigène ne m'en a pas parlé de ce boulevard. Ah merde ! C'est pas Montparnasse en plus, c'est Montmartre qu'il y a de marqué... BON...

Je m'arrête donc un instant dans ma course folle, et repère un nouvel indigène, moins pressé que le précédent, tout aussi souriant, mais avec le même regard décidé du mec qui sait parfaitement où il se trouve, alors que moi pas du tout. C'est simple qu'il me dit (aïe, je suis mal barré je sens !!); vous remontez l'avenue là, et sur votre gauche juste avant le grand bar que vous apercevez là avec des arbres, y'a un cyber.

Ouf, effectivement, c'est simple.

Sauf que voilà, pas de cyber : il est en travaux ! Qu'à celà ne tienne je retraverse, manquant me faire écrabouiller 3 fois, et demande au fleuriste - très sympa - qui me dit d'aller vers St-Michel (enchanté).
Dont acte. En passant je me rend compte que le fameux "bar avec les arbres devant que vous voyez" en fait ben, c'est la Closerie des Lilas.
La Close quoi ! lol

La closerie des Lilas, bar sympa (mais un peu chéros quand même hein) cité dans la chanson "A la close" par Renaud dans son dernier (et très bon) album.



Content de voir que mon lieu de rendez-vous avec Manu du coup est tout trouvé. Je me voyais déjà en effet devoir prendre 6 ou 7 rames de métro en me plantant au moins 2 fois de sens pour aller retrouver Manu je ne sais où : du côté de Ménilmontant ou Bastille ou République ou rue Tivoli, tant de nom qui sonnent 'achement bien mais dont je n'ai aucune idée géographique...

Le fleuriste avait raison et je trouve le cyber, à moins de 300 mètres de là, OUF !

Je poste donc 2/3 conneries sur notre forum privé et un peu partout, puis je file me faire un ptit kawa dans un bar pas loin. Pas à la Close nan, parce que pas osé au départ, je suis un SDF - certes de luxe - mais bon, rien qu'à voir le tourniquet en passant je me suis dit nan cet endroit c'est pas pour moi.

Pis finalement j'ai craqué, me suis dit "merde, que je vois une fois au moins à quoi ça ressemble ce lieu qu'est dans la chanson, hein, pis tant pis si je paye mon café 3 euros !".

En fait c'est classe mais sans être trop grand-luxe-m'as-tu-vu , pis les serveurs sont sympa et comme j'ai pas le look grunge SDF mais le look SDF de luxe  - que ça se voit même pas que je suis SDF -, ben ils me servent un kawa très bon, sur la table Edvard Munch ousskeu j'ai posé mon bordel à moi (stylo, liste des invit', téléphone). Bon je m'étais trompé pour le café c'est pas 3 euros, c'est 5,50. ARF ! M'enfin ça va il est bon, pis on est bien installé là et y'a même des petits biscuits
pas dégueu présentés avec. Miam !

Manu me tel ou c'est moi qui lui tel, je ne sais plus, et il me dit qu'il est sur le periph' et qu'il va viendre me chercher, ousskeuchui ?
"- A la Close !" que je lui réponds. lol



Deux heures passent, alternant chocolat chaud (5,50 aussi), réponse au tel pour un truc dont je m'occupe, et discussion super interressante avec une charmante parisienne qui vient souvent ici prendre un café et qui parle naturellement, ce qui me change de Bordeaux où tous les gens sont coincés.
Y'a aussi un gros monsieur à l'allure super sympathique,les
cheveux ébourriffés à la Pierre Richard, que je sais pas qui c'est mais qui doit être écrivain ou peintre je sais pas, en tout cas un artiste, très clairement, et qui me taxe clope sur clope, et qui s'excuse à chaque clope et parle de m'offrir mes cafés, ce que je refuse poliment. M'est très sympathique ce monsieur, il a l'air un peu grande gueule comme j'aime et me fait penser à Michel Simon, l'acteur. Bref, c'est sympa cet endroit, je reste pis il fait froid dehors de toute façon et Manu ne devrait pas tarder à arriver.

Et justement le voilou, qui me sert la pogne avant même que j'aie eu le temps de le reconnaître, plongé que j'étais dans mes paperasses.

On se prend un énième café et un jus de pomme que Manu charitable me paye gentiment, une clope encore au vieux monsieur si gentil, et on décolle, direction le Zenith.

Nous voici donc partis, après avoir retrouvé du premier coup la voiture de Manu qu'il avait certes garé à peine une petite demi-heure avant, mais même, c'est impossible, il doit avoir des antennes ce gars ! Moi si je garais mon vélo dans Paris comme ça, je l'accrocherais à une pelote de laine que je déroulerais pour être sûr de le retrouver. Sisi, c'est plus pratique. Chacun sa pelote de laine, chacun sa couleur, et le premier qui casse le fil a un gage. Nan ? Bon.



Bref je ne sais pas du tout par où on est passé mais toujours est-il
qu'on est dans sa bagnole à Manu, et qu'en plus elle nous cause (elle arrête pas de dire des trucs comme "apprêtez-vous à tourner à droite")!
Elle sait où on veut aller en plus, sa tuture. C'est K2000 quoi !
Bon,
Manu est pas brochingué et à l'air 'achement moins ridicule que le mec dans K2000, mais sa bagnole putain qu'elle est intelligente, elle nous amène direct au Zenith !


Ce qu'elle avait pas prévu la tuture c'est qu'il nous faut trouver une place, d'autant plus que l'astic' nous attend avec son asticouette "Aléhéme", que ça doit être un code parce qu'autant Manu a tout de suite compris ce que voulait dire "alléhème", autant pour moi c'est de l'hébreu. Bref on tourne donc un peu pour chercher une place (le GPS qui affichait à un moment le Zenith à 400 mètres, on l'a d'ailleurs bien vu, a affiché ensuite 1,8 Km), on tourne encore (ah tiens mais c'est le Zenith ça encore ?!) et on trouve finalement une splendide place, non sans avoir tenté et réussi un demi-tour accrobatique au milieu d'un carrefour, avec salto-arrière et tout et tout (j'éxagère à peine, elle est forte pour les demi-tour à l'arrache sa K2000 à Manu !).

Marchons donc vers le Zenith, en rappelant l'astic' au passage qui nous redis qu'il est "alléhème" AAAAAAAAAH ! ALLÉE "M" . D'accord !!

Je suis un peu à la ramasse moi des fois, hm... En même temps après 3 h de train, 1 h de marche et 4 ou 5 à la Close à boire des cafés, hein...

On arrive donc derrière une queue gigantesque qui glandouille devant le Zenith, et ne sachant trop s'ils attendent pour entrer avec leurs invit' ou s'ils attendent d'entrer sans invit'... ben on double tout le monde en passant sur le côté par les arbres, se retrouvant hyper vite à l'entrée où une queue minuscule, vite passée, nous attend.
Un vigile
souriant zieute vite fait nos invit', pis un guichetier arrache le talon, puis une charmante black munie de gants nous palpe.

Hmmm...

Pas désagréable ma foi de cette petite palpation. Certes un peu trop rapide à mon goût, mais le frôlage de ma bourse gauche eût pu avec un peu plus d'insistance me donner une vraie érection.

J'en reste pour mes frais à une demi érection et nous entrons déjà dans les lieux. C'est grand. Moins que je ne le croyais en fait, mais relativement grand quand même. On cherche donc l'allée M qui s'avère être quasi en face de nous, Manu de me préciser -parcequ'il me voit fumer comme un pompier depuis tout à l'heure- qu'il est interdit de fumer dans la salle, et on rejoint l'astic' et son asticouette qui nous attendent et nous ont reservé 2 sièges juste devant eux.

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Ousskeujanhété ?

Ah oui ! On retrouve donc l'astic' et son asticouette aléhème, pardon Allée M.

L'astic' j'avais déjà vu sa bouille je-ne-sais-où, et entendu sa voix et son sale accent titi ou lyonnais je sais pas trop, au tel. Ben en vrai le loustic il est comme sur les forums. Plein de déconnade et d'ironie et de franchise et tout et tout. Manu aussi du reste, mais en plus calme, plus posé. Bref on a bien rigolé. Moi en grand timide et fatigué j'ai pas dit grand chose enfin je crois, mais intérieurement au moins je me fendais la poire. Les commentaires tout le long de l'astic', ça vaut un Bérurier dans San-Antonio.
Manu c'est la technique
qui le travaille, on dirait moi y'a quelques années avant de décrocher totalement du monde du spectacle, que même que j'en avais oublié ce qu'est une boitier multipaire (enfin le nom du multi en fait).
Du coup
c'est le grand jeu tout le long : qui qui est en PB, qui qui est en PBO, qui qui est en Live vrai de vrai. Bien marrant pis heureusement parce que sans ça on se serait bien fait chier tout le long de cette émission bidon (et bidonnée).

Mais j'anticipe.

On commence par les présentation, vite fait, pis comme j'ai soif d'avoir tant marché pour rejoindre notre idole à nous qu'on a (Renaud) et sa charmante femme (Romane Serda) et accessoirement plein d'autres artistes aussi, ben je propose une bière ou n'importe quelle boisson à tout le monde.
Seul
l'astic' a soif et demande une bière, que je lui sers volontiers en m'étant pris moi-même un Coca, diantre que cette histoire est palpitante n'est-ce pas ?

"Oh oui !" De s'écrier le lecteur impatient. "Mais on s'en tape que l'astic ait bu une bière ou du jus de caribou, bordel, c'est quand qu'elle commence ton émission de mes deux ?".

Justement ! Si ce récit est long, c'est que l'attente elle aussi fut longue.

Je vous mets dans l'ambiance, je vous fais glandouiller avec suspens comme nous avons glandouillé avec suce-pence (c'est le surnom que je donne au guignol chauffeur de sale (OK y'a 2 L : salle ) et co-réalisateur marionnetiste de la mascarade).

D'abord ça vous fait les pieds, ensuite moi ça m'amuse, et qui plus est je vous emmerde.

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Quand je dis qu'on a glandouillé, c'est pas qu'on a attendu que ça "commence", non. J'ai même pas eu le temps d'amener sa bière à l'ami Asticot que déjà le brouhaha général commençait.

Pas l'émission en elle-même, non, mais le chauffage de la salle par le guignol susnommé suce-pence.

L'olibrius ma foi plutôt sympathique nous introduit d'abord (argh ! Mais ça va c'était pas douloureux, même l'astic a apprécié) son bazarre. De nous expliquer qu'on n'est pas venu pour regarder la télé (ouf ! Heureusement parce que sans ça moi je me cassais tout de suite !), mais pour "la faire".

Ah.

Franchement, il le fait bien le guignol. Il a un micro HF et il saute partout en hurlant des vannes presque drôles qu'il a dû répéter 1000 fois vu que c'est son boulot, mais bon... Il donne envie quand même de jouer le jeu. Même pas par pitié, non, par compassion. On se met dans la peau du môssieur là, relié par micro-casque au réalisateur de l'émission (qu'on entend parfois voix off depuis son car régie - ou sa régie tout court quelquepart en coulisses, aucune idée), qui veut une émission qui pète le feu, ce qu'on peut comprendre.

Et puis allez... On est plutôt en forme pour le moment, alors pourquoi ne jouerions-nous pas le jeu après tout ?

Ils veulent quoi finalement, du bruit et de l'image ? Ah oui : c'est pour la télé.

On fait donc du bruit et de l'image.

1/2 heure.

3/4 d'heure peut-être même.

Assis, petites aplauses

Assis, grosses applauses

Debout

Standing ovation

Cris

Orgasme !

Et on recommence gentiment, sous différents éclairages plus ou moins raccord avec la suite.

Le tout en fixant bien le centre de la scène, histoire que le téléspectateur qui verra nos gueules en insert croit qu'on applaudit un super artiste qui est là devant nous, qu'on en mouille nos yeux si on est un mec, ou nos culottes si on a 15 ans et qu'on s'appelle Marina.

Le pingoin devant, enfin notre guignol suce-pence, il gesticule comme un noyé, mais il coule pas, le con. Il nous "motive" même. Enfin moi je m'en tape je suis juste motivé à être sympa avec eux et jouer leur jeu truqué.
Ils veulent du son je fais du son. Ils veulent de l'image, je suis (du verbe suivre, oui, quand même hein faut pas pousser) la masse informe des 5000 personnes qui m'entourent.

C'est le jeu. C'est de la télé. Jusque là rien à y redire.


Je me demande juste un peu où ils veulent en venir avec leur simagrée :

Ils cherchent à nous chauffer pour le mega-concert qui nous attend ? Ou ils enregistrent vraiment tout tout tou, parcequ'après ils savent que par moment on va se faire chier, et qu'ils auront besoin de ces images bidon pour mettre de l'ambiance sur la bande montée ?

Enfin, c'porave. On a la pêche encore, pis on est invité hein, faut faire honneur au maître de maison. Enfin la maîtresse Lumbroso, pas encore là mais qui va pas tarder.

Même l'astic' joue le jeu, c'est dire si on est compréhensif avec ces pros, pis Manu a reconnu le caméraman de Taratata qui dirige la Louma, alors rien que pour lui on applaudit tous les artistes imaginaires que la prod veut.

L'astic il a passé la soirée à voir un cul se dandinner, et des culs comme ça, mazette... faudrait leur réserver 2 sièges à Bercy...
Moi j'avais 2 charmantes grand-mère qui avaient envie de tout voir et ne cessaient de se lever parce que devant elle il y avaient 3 hystériques tout le temps debout (dont le gros cul de l'astic'). On n'a pas conclu avec mamy, j'étais 'achement déçu elle avait du chien (d'ailleurs il restait des poils de son caniche sur sa veste du dimanche).

La télé à ce stade, c'est du son et de l'image, des applaudissements, des rires, face à rien. Le vide. Ah si : le guignol, c'est vrai.
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Hormis guignolo, il ne s'est donc encore rien passé de bien palpitant, mais on a déjà mal aux mains  d'avoir applaudi le vide. C'est crevant la téloche.

On est "invité" qu'ils disent. Aaaaah ! ça c'est bien, ça c'est gentil !

Mon cul oui ! On fait de la figuration bénévolement en fait.
Enfin bon, c'po'rave, moi je suis venu voir un peu comment ça se passe une télé - je ne la regarde presque jamais, allez, si : 4 fois par an en moyenne - et surtout voir notre idole à nous qu'on a et sa charmante femme et quelques artistes sympas quand même.
On joue le jeu... Encore un peu.
Pis on a heu... La pêche. Tombée de l'arbre un peu, mais on va pas s'endormir au bout d'une petite heure alors que ça a même pas commencé nan ?

Guignolo suce-pence s'est un peu calmé et nous aussi, ça cafouille, ça prépare les cadrages, ça installe un peu de matos, enfin heu... ça range des fils un peu plus aligné et ça prépare un stand (pied de micro) pour le chanteur qui va pas tarder à débarquer : d'ailleurs il est déjà là à jardin qui se prépare dans l'escalier. C'est Bruel.

Entretemps la maitresse de maison débarque, fagotée comme... mazette !! Bien fagotée en tout cas !
Daniela Lumbroso donc - dont j'ai redécouvert le nom en rentrant sur Bordeaux, puisque tout le long de l'émission, ne la connaissant pas je l'appelait "lumbruzo" -, sémillante, souriante, maquillée façon télé (3 tonnes de far au centimètre carré) nous fait un petit coucou, à l'annonce de guignolo qui nous dit qu'elle est là (merci, on n'avait pas vu, on la prenait pour une technicienne 'achement sexy...).
Daniela ("moi ce que j'aime chez Daniela...") en vrai elle est super mignonne. J'entend par là que lors des cadrages on avait un retour sur grand écran, pis que je l'ai revue ensuite sur les extraits de l'enregistrement : elle est pas aussi terrible qu'en vrai sur écran plat. Parce que plate en vrai ben elle l'est pas du tout. Au Zenith, on a une vue plongeante... Fichtre !! Je plongerais bien moi. Autant à la téloche elle a l'air de rien (enfin si quand même hein) la donzelle, autant en vrai de vrai palpable - et j'aurais bien palpé si j'avais pu - cette bombe est ce qu'on appelle un canon. Ou le contraire.
Bref ça cafouille un peu, guignolo comble avec 3 vannes éculées, tandis que Daniela fait sans cesse des aller-retour sur scène, répétant son entrée, munie de fiches, histoire d'apprendre par coeur ce qu'elle doit dire. Elle a l'air limite stressée, mais on la comprend, ça doit pas être évident de gérer 10000 yeux avec seulement 2 seins.
Pour les fiches ça ira, elle a un texte de 20 secondes en gros, et après elle aura le prompteur. C'est juste que là depuis le fond scène il est trop loin le prompteur, alors faut répéter le texte et le déplacement.

Bruel pendant ce temps il se ronge les ongles en tchachant avec Chimène Badi dans l'escalier. Ils ont l'air en tout cas de bien se marrer.


C'est patient un artiste...

Ahiéééé ça commence enfin !

Ah non.

Ah siii.

Ben heuuu... non.

On enregistre d'abord la présentation de Daniela qu'elle s'est fait chier à répeter 300 fois en se foulant la cheville avec ses talons hauts. En fait non elle ne s'est pas foulée la cheville (et le mec qui lui fait ses textes s'est pas foulé tout court), mais elle aurait pu. Je ne sais même pas comment elle fait pour tenir sur ses échasses là. C'est surhumain !
Elle est hyper entraînée Daniela, elle a fait 10 ans de cirque à mon avis, c'est pas possible autrement ! Bref elle présente sans se récher la gueule, rien, première prise et c'est la bonne (holala oui, bonne, elle l'est !).
Honnêtement ce qu'elle a dit je n'en sais rien, à la téloche sûrement qu'on l'entendra bien, mais en direct là elle passe pas trop bien. En façade y'a un bon son pourtant hein, mais la donzelle a une voix toute fluette. Enfin on comprend quand même en gros qu'elle est heureuse d'être avec nous (bah oui puisque c'est marqué sur sa fiche) et qu'on va avoir un soirée d'enfer (l'astic' a vécu le vrai enfer, lui) et tout et tout... et patati chanson française, et blabla Bruel, Garou? Renaud, Benabar, Aznavour, Sardou et blablablaa...
Ils ont de bons retour sur scène faut croire, parcequ'autant nous la Daniela on comprend un mot sur quatre, couverte qu'elle est par les hystériques de tout poil - (de caniche en ce qui concerne ma charmante voisine de devant) et le brouhaha incéssant de la foule en délire. Mouais bon. De la foule en tout cas. -, autant Bruel dans son escalier lui il entend tout et se présente sur scène pile synchro avec l'éclairage. Ou c'est le contraire.

Et voilà donc notre Bruel, qui commençait à attaquer ses doigts - n'ayant plus d'ongle à ronger- dans l'escalier. Tonnerre d'applaudissement, cri, joie, orgasme et mouillage de culotte, tout ça, et PAF !
On la refait.


Il a dû se planter un chouille dans les paroles ou n'a pas entendu l'orchestre sur la bande en retour, ou je sais plus, en tout cas il sourit, il se marre même, hey... C'est un pro Patrick, et donc on la refait.
Bon alors on se rassoit et faut refaire le même cinoche qui était venu naturellement à son entrée en scène, sauf que là c'est pour de faux. De toute façon au pire ils mixeront les deux entrée ni vu ni connu, et si vraiment on ne réagit pas ils ont nos ovations au guignolo sur scène vide du début.
Pas con la télé quand même hein ?

Bref le brubru il chante sa chanson, celle qui passera en 14ème position dans l'émission, après Garou qui nous fera un medley devant un feu de bois (j'anticipe mais je suis obligé, pas de ma faute s'ils ont voyagé dans le temps au montage hein ?!) et juste avant Renaud.

Le titre de notre Brubru national, c'est "je fais semblant".

Nous aussi !

A ce propos Daniela elle aussi elle est très pro, enfin le réalisateur en tout cas, qui a déjà prédéterminé le découpage de l'émission et sait exactement ce qu'il veut : remarquez comme elle se tourne vers la scène pour remercier des artistes ou imaginaires, ou qui sont passé 2 heures avant : le tout début de cette bande là ( cliquez ici ) c'est 2 heures après ce que je vous raconte ici, et elle salue justement notre brubru qui s'est pourtant barré chez lui ou à l'hotel ou au casino, bref peu importe il fait ce qu'il veut il est grand ce garçon.

Ce petit mouvement gracieux de corps et de regard vers la scène vide, Daniela l'a fait souvent. Elle est pro miss Lumbroso.

Bruel nous finit donc (ou nous achève, dirais-je) sa chansonnette qu'il a réussi du deuxième coup, et on enchaine sur Daniela qui refait la présentation, cette fois la vraie de vraie celle qui passera à la téloche et introduis l'émission au téléspectateur. Franchement en matière d'introduction, j'aurai bien introduis autre chose moi, et pas à la grand-mère de devant, celle au caniche. Remarquez je dis ça, mais elle était mignonne en fait. En 1925. Sisi.

On démarre donc enfin pour de bon, et ô surprise c'est... Bruel qui revient sur scène pour chanter "emmenez-moi" d'Aznavour, avec les uns après les autres Hélène Segara - fagotée comme heu... Un fagot -, Chimène Badi (ah bah ouala pourquoi elle glandouillait depuis une heure dans l'escalier elle !), Benabar qui fait le timide ou qui s'en fout on sait pas trop, Gérard Darmon au regard amusé qui lui a l'air de pas s'en foutre, il a le trac ce garçon en fait, et pour finir monsieur Aznavour himself, à qui on réserve un des rares applaudissements sincères de la soirée, sans l'aide de guignol suce-pence.

La louma (c'est une caméra montée sur un sytème de "grue", en gros) est toute excitée et nous prend sous tous les angles (Daniela elle, est sagement assise côté plateau des interview, à cours, juste en face de nous. Comment ça y'a pas de rapport ? Mais si mais si, relisez la phrase sur la Louma là !).
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Y'a pas que la Louma qui est excitée en fait. Y'a aussi la copine de l'astic' . Pas la vraie hein, nan, la gamine au derrière de pachiderme devant lui, à certes 3 mètres, mais la largeur de son postérieur suffit à cacher la vue à 50 spectateurs, dont - pas de pot - notre asticot à nous qu'on a.


Faut dire que le truc fini, y'a eu interview de Aznavour - qui a une voix encore plus fluette que Daniela, si bien qu'on n'entend rien ou presque, mais ce n'est pas grave puisque guignolo suce-pence qui lui a un bon retour de l'interview dans le casque, nous fait signe quand il faut qu'on applaudisse, qu'on ahahahate ou qu'on ohohote (du verbe -néologisme ou barbarisme, choisissez - ohohoter, faire des ooooh quoi) - mais surtout, que Bruel n'a toujours pas quitté la scène. Il enchaîne le chanteur acteur, il enchaîne.

On se fade donc un troisième titre du Brubru, cette fois "Qu'est-ce qu'on attend pour être heureux". Pis pour faire plaisir à une copine qui aime bien Patrick (moi c'est pas ma tasse de thé même si l'homme à l'air sympa) je téléphone pour lui faire écouter ça en "live".


Perso, j'attends de voir la bonne bouille de notre idole à nous qu'on a. (Renaud ! non mais suivez un peu, merde !)

Ben c'est pas pour tout de suite... ARG

On enchaîne maintenant sur guignolo centre scène qui gesticule à qui-mieux-mieux pour nous indiquer que faire, durant le passage de la troupe-je-sais-plus-quoi, un truc façon cabaret, qui passe sur grand écran.

La troupe en question, elle a été filmée dans la journée ou la veille ou je ne sais, dans le même décor pour être raccord : de là l'utilité des gros ballons et des différents éclairages durant la mascarade du début, à vide.
M'est avis qu'ils alterneront donc au montage les images de l'enregistrement auquel on a droit et nos bouilles d'empaffés d'avant-spectacle, en mixant le tout niveau son avec nos applaus' forcées qu'on fait gentiment (mais fatigués déjà) à guignolo suce-pence.
J'entends d'ailleurs derrière moi une voix à l'accent pointu se plaindre quelque peu. " Il saoule ce con, j'ai horreur qu'on me dise quoi faire". C'est l'astic' qui s'impatiente.

Je ne dis rien mais n'en pense pas moins.

Comme j'ai envie d'une clope (Manu avait raison, je suis un gros fumeur) et que de toute façon c'est chiant leur truc - déjà en vrai sûrement, mais alors enregistré je vous raconte pas -, moi je descend m'en allumer une dans l'espace réservé et me prendre un deuxième Coca, puisque de toute façon j'avais renversé le premier.

Fin de la bande, Daniela nous fait le coup du merci beaucoup la tête tournée vers la scène vide, présente son biniou, on coupe, et nous on se fait gentiment engueuler avant la prochaine prise parcequ'on est sorti de la salle en masse et que ça se fait pas, hein.


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Vient ensuite Henri Salvador. (cliquez pour voir la vidéo en question de cette partie de l'émission)

   Je l'aime bien lui. Il est marrant, pis il chante bien, pis il est sympathique quoi. Enfin je sais pas je ne le connais pas mais le peu que je connais il m'est sympathique pis c'est tout. Bref.
Henri arrive lentement mais sûrement (on dirait qu'il a un peu de mal à marcher le pépère, ou alors c'est son naturel nonchalant ?) à cours, directement à l'interview. Il passera en fait en 24ème position, mais à son âge - ce qu'on peut comprendre - glandouiller dans les loges du Zenith durant des heures, ça doit pas trop l'enchanter. Du coup, ben on enregistre tout de suite sa chanson, pis y'a rien à y redire c'est son droit d'ancien, pis au moins il est là lui. Pas comme Sardou.
Interview marrante où on entend même Daniela (qui sort de temps en temps du texte de son prompteur pour sortir une vanne ou une gaffe. Daniela elle est jolie mais elle est maladroite en fait) et notre Henri Salvador et son rire légendaire

Salvador c'est un des rares vrais bons moments de cette émission.

Une vraie ovation aussi, pas calculée, pas demandée par guignolo suce-pence. Comme quoi les gens sont pas si con qu'on (ou concon) ne le croit.

A ce stade de l'enregistrement, on a déjà 3/4 d'h de retard. L'astic' qui était bien renseigné (par Virgin je crois) nous ayant donné les horaires de passage de Renaud et Romane, nous signale entre deux vannes ironiques sur les cameramens ou le singe psychopathe guignolo, qu'on est à la bourre sévère.
_____________________________________________________________________________

Vient le tour de Sardou.

Daniela de nous annoncer toute enjouée qu'on va entendre le mec en question (ptin on est obligé ??!) ici au Zenith... blablabla... bla.
Ben oui, c'est bien au Zenith qu'il chante le con, et bien dans cette émission dans les bons décors et tout, mais voilà : il n'est pas là.
On a droit à un énième enregistrement, interview comprise, dirigé de main de mettre (ouioui, pas de maître, de mettre comme dans "va te faire mettre") par guignolo qui doit utiliser des piles Wonder.
Il a la pêche Guignolo, c'est impressionant ! J'espère qu'il est bien payé le bougre, il le mérite ! P'tet' pas autant que Daniela mais bon il fait pas du 95C lui, c'est pour ça.

On applaudit donc une fois de plus le vide sidéral, et d'ailleurs je suis sidéré car je me vois à un moment applaudir le Sardou imaginaire.

Déjà que c'est nouveau pour moi d'applaudir Sardou, en plus de ça c'est venu tout seul, par automatisme. En fait c'est venu progressivement : à force d'entendre les autres aplaudir et suivre les indications de l'autre petzouille suce-pence, on finit par applaudir selon le son. Reflex conditionné vous voyez ?

Ils ont fait de moi un robot applaudisseur ces cons...


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Par moment, on respecte quand même un peu le fil de l'émission. On n'a pas l'impression du direct non, conditionnés que nous sommes désormais au montage à venir.
Ah ça je dois dire qu'on est plutôt bien informé par guignolo ou Dieu (Dieu c'est le réalisateur en voix off) : "là on en est au moment ou Daniela a fini l'interview avec Sardou, préparez-vous à applaudir la fin, et on enchaîne sur Renaud.

Aaaaaaaaaaaaaaah !!
Renaud ! -Je suis un voyou (G.Brassens)

J'étais venu pour lui essentiellement, cool il est là en vrai sur place ! Un peu plus et je me fadais un enregistrement encore, ouf !

Notre idole à nous qu'on a se présente donc sur scène, bien sapé le gars, l'air heu... L'air de s'en foutre en fait, passez-moi l'expression, jusqu'au redémarrage des caméras.

Ah ça oui par contre il est très pro, plein de gestuelle comme ça on le voit bien même à distance, plein de mimiques aussi. Enfin j'entends par mimique des sourires exagérés. La caméra prend ça super bien, et nous qui sommes relativement loin aussi. Comme au théâtre quoi. Et puis il a encore sa cravate jaune, qui crache mais qu'est classe.

Il nous chante (enfin, en Play Back, mais on s'en fout on l'aime, pis pourquoi il se casserait la binette pour une émission de merde d'abord ?) "Je suis un voyou", de l'ami Brassens.

Il fait comme nous, en somme : de l'image.

Nous du coup on se met à faire du son, pis perso j'ai les yeux qui pétillent, parceque j'ai beau dire que je suis pas un vrai fan, mon cul ouais, je l'aime bien le gars sur scène là hein...

Manu se marre parce que c'est du Play Back, l'asticot se marre parce que la cravatte jaune, et moi je dis rien, je me fais juste la réflexion - il pourra confirmer ou infirmer s'il lit ces lignes - qu'il est pas super en forme et qu'il en fait 10 tonnes pour donner le change. Là où il est malin (comme un renard) c'est qu'une fois enregistré cette impression disparaitra. Il apparaitra au mieux de sa forme. Nenni ! J'ai senti comme un état d'énervement ou en tout cas de fatigue.
Mais ce n'est que mon impression à moi personnelle que j'ai, à notre chanteur de dire si c'est vrai ou si je me fourvois.

Daniela pendant tout ce temps se fait remaquiller. Puis elle s'asseoit (diantre ! Comme j'aimerais parfois être une chaise haute) et attend patiemment que notre idole ait fini, sur le plateau interview, qui est juste en face de nous.



Fin de la chanson, Renaud répond à Daniela sur scène en nous sortant pour la énième fois sa rencontre avec Brassens (Putain j'aimerais pas être chanteur ou même connu, on passe son temps à se répéter !!) , puis rejoint les loges (argh ! Mais non mais qu'est-ce que tu fais ! Viens dans le public, dudiouuu, je t'offre un verre si tu veux !) raccompagné par 2 gorilles (gare au gorille), non sans avoir très gentiment signé d'abord quelques autographes.

Les applaus' sont nourris. Les autres je sais pas, les miens en tout cas sont cette fois pas automatisés, d'ailleurs guignolo a pas bougé. J'applaudis sincère. J'applaudis et me lève sans qu'on me l'ait demandé, et mon entourage (on est 5) fait de même. Putain il a de la gueule notre chanteur à nous qu'on a.

Il reviendra Renaud, qu'il nous dit le guignolo suce-pence.
Ah ouf !

En fait non nous on le savait déjà et même le titre qu'il chantera (l'astic' il connait tout le programme), pis interview et tout.

Bonne mise en bouche en tout cas.




A suivre...
Par L_OuRs - Publié dans : Actu
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Mardi 14 novembre 2006 2 14 /11 /Nov /2006 16:20
Je me suis donc lu une histoire avant de dormir. Brrrr ! J'en frissonne encore ! D'abord de peur, parce que je suis un grand gamin et que le texte est bien tourné, ensuite parce que stylistiquement ce livre est un modèle du genre...

Encore en tête Mia, Lemon, Bartok, maman, l'affreux ramoneur, la femme au serpent, le vieil homme ("le temps")... Je le relirai avec plaisir ce soir.
Les dessins n'ont pas menti : il s'agit bien d'une histoire à la Tim Burton, les "décors" made by Lolita auraient pu être de lui, et l'histoire aussi. Ou de Caro et Jeunet : Mia par moments d'ailleurs  me fait penser à Miette ( Judith Vittet, dans "la cité des enfants perdus")...

Un style franc et direct, philosophique, poétique, humoristique et tendre à la fois, une sorte de morale à la fin, qui dans le fond n'est pas une morale mais une constatation de ce que doit -devrait- être l'amour en général, l'acceptation du divorce en fond de trame. La comparaison va vous paraître exagérée, mais je place ce livre avec "le petit prince" et "l'alchimiste". Rien moins que ça...

Achetez ce livre pour vos enfants, et s'il vous plait chantez bien l'extrait de "Hey Jude", des Beatles, c'est important de tout respecter d'un aussi beau texte.

Je suis définitivement amoureux de cette fille !

A propos de papa : on me dira que je ne suis pas objectif, fan que je suis... Certes, je ne puis aller à l'encontre de cet argument, si ce n'est en vous encourageant à lire comme je l'ai fait l'ouvrage de Lolita : en vous sortant de la tête -avec un petit effort durant les 5 premières lignes, qui se chargent de vous absorber- l'auteur du livre (Lolita Séchan donc), son papa, sa maman ou même son petit chat, sa pote Marylou etc...
Pas d'argument donc autre que l'oeuvre elle-même, car c'en est une. Lisez d'abord, ouvrez vos gueules après. D'avance merci.

PS : Je suis persuadé pour ma part qu'en sortant de l'ombre les sous-vêtements de maman de dessous le lit on y trouverait les cendres...
Par L_OuRs - Publié dans : Coups de coeur
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Lundi 13 novembre 2006 1 13 /11 /Nov /2006 17:00
J'en parlais fin Juillet, et voilà enfin que je me décide à acheter le livre, que je viens d'aller chercher à la librairie Mollat. Toute une aventure pour le trouver, bien caché sous le rayon gigantesque du "Petit Prince" de Saint-Ex' ... "Les cendres de maman", de Lolita Séchan (voir article ici-même, rubrique coups de coeur).
Je l'ai seulement feuilleté pour l'instant, d'abord parcequ'avec tout ce temps passé avant de me décider il faut savourer, ensuite parceque je ne le lirai pas tout de suite mais ce soir : une histoire pour enfant, ça se lit le soir avant le dodo, même quand on n'a pas d'enfant à qui le lire.
Ce que j'en connais donc pour le moment, c'est l'auteur bien sûr, mais aussi maintenant les dessins. de quoi frissonner dans l'ensemble. Artistiques, effroyables, et poétiques en même temps. Il y a comme du Tim Burton là-dedans...

De plus amples nouvelles demain, après lecture nocturne.
Par L_OuRs - Publié dans : Coups de coeur
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Vendredi 29 septembre 2006 5 29 /09 /Sep /2006 00:49
Je reçois pour la deuxième fois un mail aujourd'hui de Géraldine. Elle est charmante Géraldine, elle se soucie de mon blog et me dit que ça fait plus de 20 jours ( 2 fois 20 jours déjà donc) que je n'ai pas posté d'article ici...
Bah oui ben j'ai eu la flemme, ça arrive hmm ?

Prochainement quand je me motiverai, la suite de ce blog, promis les enfants ( et la bise à Géraldine de over-blog.com ainsi qu'à leur robot php 'achement bien programmé )
Par L_OuRs - Publié dans : leplantigrade
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Jeudi 20 juillet 2006 4 20 /07 /Juil /2006 18:24



vu en V.O. le 12 et le 19 janvier 2006

Date de sortie : 11 Janvier 2006

Réalisé par Stephen Frears

Avec Judi Dench, Bob Hoskins, Kelly Reilly

Film britannique. 

Genre : Comédie dramatique

Durée : 1h 45min. 

Année de production : 2004, Titre original : Mrs. Henderson Presents,Distribué par Pathé Distribution

Mon appréciation :
5 étoiles ne suffisaient pas...
Judi Dench dans un rôle de bourgeoise qui s'ennuie, un peu délurée, un rien provocatrice, décalée.
Bob Hoskins au meilleur de sa forme.
Des dialogues énormes, une histoire sur fond de guerre, un message de paix.
Kelly Reilly plus belle que jamais, dans un rôle qui lui va si bien...
Je reste sans voix : Il faut le voir pour comprendre.

J'écrivis à chaud sur le blog d'une amie :

"C'est LE film à voir de cette année !
A la fois fou, osé, tendre, mélodramatique, ironique, poétique, une comédie aussi, TOUT y est, TOUT !
Un message de paix aussi. De tolérance. Et une vie, des vies, LA vie ...

Une Kelly Reilly splendide comme jamais (et pourtant elle est souvent splendide)... Sniffff
Judi Dench hyper juste, sincère, vraie, dans son rôle excellentissime de veuve bourgeoise au fond artiste, fofolle, enjouée, culotée, rebelle... Cette femme est belle ! OUI ! Belle !
Un Bob Hobkins comme à son habitude super acteur et producteur de bons films.

Il est rare que je rie autant sur un film.
Il est rare que je pleure autant sur un film.
Aussi."

Je persiste et signe.

A voir, revoir, rerevoir et revoir aussi.
Par L_OuRs - Publié dans : Cinéma
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Mercredi 19 juillet 2006 3 19 /07 /Juil /2006 18:09
Le village de mes grands-parents, celui de la naissance de mon père et celui de mon enfance tout simplement.

Un coin tranquille (parfois trop) où il fait bon vivre (mais pas trop longtemps), au milieu des lavandes, de la Clairette et du Picodon (Warf ! les clichés !).

Saillans, peu d'habitants, beaucoup de chèvres. J'adore ! (mais j'en dis du mal pour ne pas voir débarquer les envahisseurs).

On y part 10 jours à partir du 22 juillet là.

Bonne vacances à tous et toutes



Saillans : 26340 , Drôme.
Par L_OuRs - Publié dans : leplantigrade
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Mercredi 19 juillet 2006 3 19 /07 /Juil /2006 13:22

   Heureux les imbéciles qui jamais n'ont souffert

   Pour qui nulle question n’est douleur ou chagrin

   Heureux qui plus ne pense qu’aux beautés de la terre

   Heureux pour qui seule compte la lueur des matins

  

   Je dédis ces paroles à tous ces ignorants

   Qui goûtent en chaque chose le bonheur d’être ici

   Qui ne se soucient guère que du moment présent

   Jamais il ne se plaignent ni jamais ne s’ennuient.


   Las, moi qui réfléchis, je suis bien malheureux

   Les pourquoi, les comment, prennent ma vie entière

   Si bien qu’à force de croire pouvoir répondre au mieux

   Peu à peu se transforme ma vie en bloc de pierre.

   Mon âme se meurtrit chaque jour plus encore,

   Mon esprit envahit peu à peu ma raison

   Et mon cœur s’endurcit à chaque heure, et la mort,

   Emporte tout mon être en rongeant ma passion.

  

   Heureux les imbéciles car ils ne savent pas

   Et ne cherchent à savoir en nulle chose le comment

   Heureux les imbéciles ignorants du pourquoi

   Car ils ont au fond d’eux le bonheur innocent.

   A quoi bon, aussi douce que puisse être la vie,

   La gâcher chaque seconde par bien trop de pensées,

   Lors même qu’on peut la vivre, moi je la réfléchis

   Et m’obstine à la voir sans l’avoir regardée,

   Ou la regarde trop, sans la vivre vraiment.

   Heureux les imbéciles qui vont, là, sans soucis,

   Heureux le sombre idiot qui ignore ces tourments

   Heureux les imbéciles, ils vivent à pleine vie.

 

   Heureux les imbéciles ? Déjà, je vous entends…

   Vos cris vociférants, mes chers frères ennemis

   S’opposant à la thèse que j’expose à l’instant.

   De vos intelligences, j’ose insulter le prix ?

 

   Heureux les imbéciles, oui, je l’affirme haut,

   Fort, clair et sans ambages, ne nous tourmentons point

   Suivons donc tous ensemble, heureux, le sombre idiot

   Ne nous y trompons plus, il montre le chemin.

   Vous m’aviez bien appris lors que j’étais mouton

   Le comment, le pourquoi, si bien que me voila

   Qui retourne sans cesse toutes vos belles leçons

   Sans plus pouvoir résoudre ni le comme ni le quoi

   Le mouton devient loup et il hurle à la mort,

   Il crie, il geint et pleure, lui auriez-vous menti ?

   Dans vos bonne leçons, vous qui disiez alors

   Tout le bien qu’à un être qui toujours réfléchit…

   Vous aviez tort chers frères, aujourd’hui je le sais,

   L’imbécile est heureux, je le dis de nouveau.

   Le mouton grandissant qui sans arrêt pensait,

   En y songeant mil fois voit la force de l’idiot.

   Broutant dans un beau pré l’herbe verte du  printemps,

   Plantée là pas vos soins afin qu’il se repaisse,

   Il marchait, avalait, mais s’aiguisait les dents,

   Devenant loup méchant pour cacher ses faiblesses.

 

   Heureux les imbéciles qui ignorent encore

   Si l’on s’y prend trop tard quel futur les attend.

   Heureux le sombre idiot qui ne sait pas et dort,

   Tranquille dans la nuit en rêvant au présent.

   L’imbécile peu ou prou ne voit aucune menace

   Vous avez habitude de la bien maquiller,

   Pourtant pèse sur son être chaque nuitée qui passe

   Multitude de vos choses qui vont le transformer.

   De tous vos sortilèges, il est dupe, le brave,

   Bienheureux l’imbécile, il dort à vos côtés !

   Jamais un de ses rêves nulle pensée n’entrave

   Et vos chants éternels sont là pour le bercer…

 

   Pour ma part, je ne dors qu’entre un ou deux chagrins,

   J’ai écouté, docile, les mots de vos adeptes,

   Puis les ai retournés, étudiés et faits miens,

   Pour petit à petit engendrer mes concepts.

   Non, je ne prétends pas avoir tout résolu,

   C’est bien là mon malheur, j’ignore tout des choses,

   J’ai par trop réfléchi, mon berger m’a déplu

   J’attends d’en savoir plus pour la métamorphose.

 

   J’ai les dents acérées du loup, mais de courage,

   Pas une once bien hélas, j’ai le cœur de l’agneau.

   La nature est mal faite, qui vous montre la page

   Et referme le livre dès les trois premiers mots…

   Le loup sommeille en moi, je dois le réveiller,

   Ou comme l’imbécile qui dort auprès de vous,

   Pour rester bienheureux, dois-je tout oublier,

   Et là, contre-nature, l’agneau tuera le loup ;

   Ou bien je laisse Loup prendre mon cœur et mon âme,

   Je puis l’aider aussi à trouver le chemin,

   Souffrir un peu encore du dilemme et du drame

   Qui assaillent mes sens et me brûlent les mains.

 

   Heureux les imbéciles qui n’ont pas à choisir.

   Ils sont moutons bêlant dans de verts pâturages.

   Heureux le sombre idiot qui ne sait réfléchir

   Qui du loup, de l’agneau, a le plus d’avantages.

 

   On peut croire que le loup hurle pour effrayer,

   Point, messires, il a peur, c’est pour cela qu’il chante !

   Il exulte ses faiblesses à moins le tourmenter,

   Sa longue mélodie n’est que douleur méchante ;

   Car il sait bien, le loup, loin de votre demeure,

   Que de sa liberté vous portez grand mépris,

   S’il vient à approcher, vous chasserez dans l’heure.

   S’il vient à s’éloigner, vous chasserez aussi,

   Poursuivrez ses petits, la horde et sa femelle,

   Jaloux qu’il fût si libre hors de vos bons offices,

   Le traître loup paiera la dîme et la gabelle ;

   Et vous l’encenserez avant le sacrifice !

 

   Heureux, l’idiot, heureux, qui ne pense donc à rien,

   L’imbécile se croit libre, vous le lui laissez croire.

   Le mouton dans son pré, levé chaque matin

   Ne verra la barrière qu’à la tombée du soir.

Par L_OuRs - Publié dans : Poésie
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Mercredi 19 juillet 2006 3 19 /07 /Juil /2006 12:59



ni étoile ni navet pour ce film, mais des oreillers...

vu le 12 février 2006

Date de sortie : 25 Janvier 2006 

Réalisé par Laurent Cantet

Voir tout le casting...

Avec Charlotte Rampling, Karen Young, Louise Portal

Film canadien, français.
Genre : Comédie dramatique

Durée : 1h 55min, Année de production : 2005, Distribué par Haut et Court


Mon appréciation :
J'ai bien dormi...

ZzZzZZzzzz

"C'est un peu court jeune homme", me direz-vous, et vous aurez raison.

Permettez alors que je cite seulement 2 avis de spectateur (source : allociné.com) que je rejoins totalement dans leur vision du bidule, excusez-moi, du film.

C'est le genre de film où tout est expliqué, tout est démontré, aucune part n'est laissée à l'imagination, au rêve ou à l'intelligence du spectateur. Et ce genre de films m'ennuie profondément. Ce n'est pas indigne, c'est juste lourd.

Aieaieaie... Sans doute le plus mauvais film que j'ai vu depuis longtemps... Pourtant grand fan de la merveilleuse C. Rampling, ce film est vide, lent, et l'ambiance malsaine. Ok le thème est délicat (prostitution et pauvreté) mais ce film n'est vraiment pas plaisant. Et pour être honnete, le scénario est inexistant, le "coté sexe artisitiquement mis en valeur" ne marche pas, les actrices s'ennuient. Non c'est non....

Par L_OuRs - Publié dans : Cinéma
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Mercredi 19 juillet 2006 3 19 /07 /Juil /2006 12:32


vu en V.O. le 15, 16, 18 et 22 février 2006

Date de sortie : 15 Février 2006 

Réalisé par James Mangold

Voir tout le casting...

Avec Joaquin Phoenix, Reese Witherspoon, Shelby Lynne

Film américain.
Genre : Drame, Biographie, Romance, Musical

Durée : 2h 17min,Année de production : 2004, Titre original : Walk the Line

Distribué par Twentieth Century Fox France


Mon appréciation :
J'ignorais tout de Jonnhy Cash et June Carter, je l'avoue, comme tout un tas de monde ici en Europe. Et là... LA SUPRISE !!
Je rentre dans la salle le premier jour avant tout le tapage -justifié- qu'a par la suite suscité le film, m'attendant à une vague histoire de vieille star américaine tombée dans l'oubli. JE suis ressorti sur le cul.
L'histoire est vraie. Belle. Dure et tendre à la fois. Reese Witherspoon (dont j'ai déjà parlé ici) y est merveilleuse en tout point, et la musique... Aaaah la musique !! Joachim Phoenix y est plus vrai que nature.
Depuis, j'ai téléchargé tout un tas de titres de Johnny Cash et June Carter, mais je dois avouer que je préfère l'instrumentalisation du film, les voix des acteurs aux voix originales.
J'adore le style country-rock de l'ensemble.
Le timbre de voix de Joachim Phoenix se marie à merveille avec la voix angélique de Reese Witherspoon. Une merveille en matière de bande originale.
Mais aussi une merveille au niveau du scénario,  du rythme du film, de sa vérité en ce sens qu'il ne cache rien ni des bons ni des mauvais côtés de l'homme.
Seule ombre au tableau finalement : une interprétation bien palichone de Elvis (le futur King, tout jeune) qui fait heureusement une courte apparition, mais dont l'acteur manque singulièrement de prestance.
Que dire de plus ? A voir, revoir, rerevoir, écouter dans le noir, écouter à la plage, écouter partout. Splendide !
Par L_OuRs - Publié dans : Cinéma
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Mercredi 19 juillet 2006 3 19 /07 /Juil /2006 11:48


vu en V.O. le 28 et le 30 décembre 2005

Date de sortie : 28 Décembre 2005

Film américain.
 
Genre : Thriller

Durée : 2h 8min. 

Année de production : 2004, Distribué par Mars Distribution

Mon appréciation :
Sorti à la même période que l'excellentissime "Lord of War", sur un autre sujet, celui du trafic médical, celui de l'industrie pharmaceutique, celui de ces gens qu'on prend pour cobaye... Ecoeurant.
Interprété avec justesse et vérité. Pour une fois qu'on assiste à un film où on ne comprend pas tout... Je m'explique : habituellement on voit les histoires racontées d'assez de points de vue différents pour qu'en tant que spectateur nous soyons informés des tenants et aboutissant. Dans ce film il n'en est rien, on reste toujours du point de vue unique du héros, et on réfléchit avec lui, on a peur avec lui, on s'interroge.
Un film intelligent.
J'avais mis 4 étoiles en comparaison du chef d'oeuvre du genre " Lord of War", et puis je n'étais pas dans mon cinéma habituel mais dans un plus petit cinéma, en vacances à Perpignan (Cinéma Le Castillet), mais je m'aperçois après coup que ce n'était pas objectif. Il n'est jamais bon de juger d'un film par rapport à un autre.
Je lui mets donc 5 étoiles...


...et vous invite à le voir et revoir.
Par L_OuRs - Publié dans : Cinéma
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